Bonjour, je viens vous partagez une actualité intéressante sur la santé menstruelle !
Un classement alternatif des médailles en matière de santé menstruelle évalue les performances des pays participants aux JO de Paris cet été.
Surprise : des géants du sport délogés du podium !
Le classement alternatif des médailles voit des nations habituellement en tête, comme les États-Unis et la Chine, se retrouver en bas du top 20.
Des recherches approfondies menées par la marque de bien-être intime INTIMINA ont montré que la Suisse est le pays le plus favorable aux menstruations parmi les participants, avec la France en 4ème position seulement.
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir, car aucun des 206 pays qui se rendront à Paris la semaine prochaine n’a obtenu la note maximale sur les cinq indicateurs clés de soutien positif à la santé reproductive féminine.
Les domaines évalués comprenaient :
- la disponibilité de toilettes sûres et privées,
- l’éducation,
- les politiques de contraception et d’avortement,
- les programmes en milieu de travail,
- ainsi que l’accès aux produits menstruels.
Les Jeux de cet été seront les plus favorables aux menstruations jamais organisés : avec plus de recherches et d’attention médiatique sur la manière dont les cycles menstruels affectent la performance, la susceptibilité aux blessures et l’état d’esprit des athlètes.
Certaines des tenues d’équipe ont même été modifiées pour offrir un plus grand confort aux athlètes menstruées pendant la compétition.
Mais malgré tous ces changements remarquables, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant que les personnes menstruées se sentent véritablement soutenues dans leur carrière sportive.
Les résultats ont été utilisés pour produire un tableau alternatif des Médailles Menstruelles, mettant en lumière les performances des pays participant aux Jeux de cet été. Dans une réorganisation surprenante, des nations habituellement en tête, comme les États-Unis et la Chine, se retrouvent maintenant en bas du top 20 !
À la place, le tableau est dominé par la Suisse qui, grâce à ses attitudes culturelles d’ouverture, son accès à la contraception, ses accès à la santé publique, ses politiques progressistes en milieu de travail et son éducation complète et intégrée (tant pour les filles que pour les garçons), a remporté deux médailles d’or et trois médailles d’argent dans les Médailles Menstruelles.
Pourquoi La France remporte 3 médailles et se situe au 4ème rang du classement ?
Accès aux produits d’hygiène menstruelle :
En France, un large choix de produits est disponible à l’achat dans tout le pays. Aussi, il est en projet de rembourser les produits d’hygiène menstruelle réutilisables pour les moins de 25 ans et il a été offert des produits gratuits dans les résidences universitaires et au sein de service de santé universitaires. Egalement la TVA est passée de 20% à 5.5% en 2015.
Stigmatisation des règles :
Les français sont plutôt à l’aise et franc sur les sujets questions de société. Cependant, seul 46% des françaises croient encore que les mères sont les seules personnes avec qui elles peuvent parler des menstruations et 44% déclarent ressentir de la honte à cause de leurs règles…
Accès à la contraception et l’avortement :
Facilement disponible en France, les moyens de contraception sont remboursés à a hauteur de 65% en moyenne. Même s’il faut une ordonnance pour la contraception hormonale, il existe d’autres contraceptions disponibles en pharmacie ou supermarché. La contraception d’urgence est aussi disponible sans ordonnance bien que les assurances maladies ne couvrent généralement pas le cout.
L’avortement en France est légal dans les 14 premières semaines de grossesse et nous sommes le premier pays au monde à garantir explicitement le droit à l’avortement comme droit constitutionnel.
Politiques sur les menstruations au travail :
Bien que le congé menstruel national ait été envisagé, rien n’a été adopté. Certaines entreprises offrent tout de même des politiques privées concernant les menstruations.
Éducation sur les menstruations :
Depuis 2001, les élèves des écoles, collèges et lycées doivent bénéficier d’au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité mais l’objectif fixé par la loi n’est pas réalisé. Début 2024, un programme a été mis en place dans les collèges et lycées pour enseigner aux élèves l’éducation sexuelle mais il n’est pas clair si les menstruations sont incluses.
L’avis de Dr Susanna Unsworth, gynécologue chez INTIMINA
« Bien qu’il y ait eu un investissement encourageant pour comprendre comment les cycles menstruels affectent les athlètes, il reste un besoin urgent de changement dans le monde entier. Près de la moitié (42 %) des athlètes féminines disent que leurs règles ont été un facteur déterminant dans leur décision d’abandonner complètement le sport, et en outre, les chiffres de l’UNESCO* montrent que 335 millions de filles fréquentent des écoles avec des installations d’eau, d’assainissement et d’hygiène inadéquates : freinant leur éducation et les empêchant de réaliser leur véritable potentiel dans la vie, et pas seulement dans le sport.
Nous devrions continuer à honorer et soutenir chaque athlète qui a le courage de tenir les médias, les institutions sportives et même les gouvernements du monde entier responsables de la santé reproductive des femmes, pour le bien non seulement de leur sport mais aussi des personnes qui ont leurs règles à travers le monde. »
Pour en apprendre davantage sur la santé intime des femmes, visitez le site www.intimina.com/fr
Je vous dis à bientôt pour de nouvelles lectures…
Emilie
En collaboration avec Intima


































































